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cause

  • 1ère personne du singulier (je) du présent de l'indicatif du verbe causer
  • 3e personne du singulier (il, elle) du présent de l'indicatif du verbe causer
  • 1ère personne du singulier (je) du présent du subjonctif du verbe causer
  • 3e personne du singulier (il, elle) du présent du subjonctif du verbe causer
  • 2e personne du singulier (tu) du présent de l'impératif du verbe causer

causé

  • participe passé masculin singulier du verbe causer

definición - Cause

cause (n.f.)

1.opinion, intérêt que l'on soutient.

2.raison, motif d'une action.

3.ce qui est à l'origine d'un effet, ce qui produit un événement, une chose.

4.(Droit)affaire pour laquelle une action est intentée en justice et qui fait l'objet d'un procès.

causer (v. trans.)

1.être la cause de quelque chose, volontairement ou non. Causer, occasionner, produire. Provoquer une explosion.

causer (v. intr.)

1.s'entretenir familièrement avec qqn.

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definición (más)

definición de Cause (Littré)

definición de Cause (Wikipedia)

sinónimos - Cause

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ver también

causer (v. trans.)

agent causal, cause

frases

-Adja Tio : À cause de l'héritage • Analyse de cause racine • Bi'Cause • Cause (homonymie) • Cause en droit français des contrats • Cause finale • Cause for Conflict • Cause marketing • Cause of Death • Cause palestinienne • Cause perdue (épisode de Prison Break) • Cause première • Cause réelle et sérieuse du licenciement en droit du travail français • Cause toujours, mon lapin • Cause toujours... tu m'intéresses ! • Cause-de-Clérans • Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique • Comité de défense de la cause arménienne • Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! • Elle cause plus... elle flingue • Enrichissement sans cause en droit civil français • Expropriation pour cause d'utilité publique • Good Old Cause • Just Cause • Just Cause 2 • Juste Cause (film, 1995) • Juste cause • Juste cause (série télévisée) • La Cause du peuple • La Cause freudienne • Le Causé • Loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental • Mains de la Cause • Ouvert pour cause d'inventaire • À Cause des Garçons • À cause d'elle • À cause d'un assassinat • À cause d'un garçon • À cause de mon oncle • À cause des garçons (Yelle) • À cause, à cause d'une femme • École de la cause freudienne

diccionario analógico






causé par[Classe]

causé (adj.) [J + par + comp]


converser[Classe]

causer (v. intr.) [V • se+V à+comp • V+avec+qqn (distributif) • se+V (réciproque (distributif)) • V (distributif : ils V = il V avec l'autre)]





Le Littré (1880)

CAUSE (s. f.)[kô-z']

1. Ce qui fait qu'une chose est ou s'opère. Cause instrumentale, matérielle, formelle, efficiente, physique, morale, occasionnelle, prédisposante, occulte. Causes éloignées, prochaines. Point d'effet sans cause.

Le ciel règle souvent les effets sur les causes (CORN. M. de Pomp. V, 2)

Nos sens, étant eux-mêmes les effets de causes que nous ne connaissons point, ne peuvent nous donner des idées que des effets, et jamais des causes ; il faudra donc nous réduire à appeler cause un effet général, et renoncer à savoir au delà (BUFF. Théor. de la terre, 1er disc.)

L'homme aujourd'hui sème la cause, Demain Dieu fait mûrir l'effet (V. HUGO Crép. 5)

Oh ! que ne puis-je, instruit des principes des choses, Connaître les effets, approfondir les causes (DELILLE Géorg. II)

Cause première, cause des causes, Dieu.

Causes secondes, celles qui sont dérivées de la cause première, les créatures.

Causes finales, les causes pour lesquelles on suppose que chaque chose dans l'univers a été faite La doctrine des causes finales.

Dans le langage général, cause finale, le but qu'on se propose, la fin en vue de laquelle on agit. Voilà quelle doit être la cause finale de nos actions.

2. Ce qui produit ou occasionne, en parlant des personnes ou des choses. Cet événement fut cause ou la cause de son bonheur. Mes affaires sont cause que je ne puis sortir. Être cause, ou la cause involontaire, innocente d'un malheur.

Il fut cause de la perte de tous les siens (BOSSUET Hist. III, 5)

Elle en mourra, Phénix, et j'en serai la cause (RAC. Andr. II, 5)

La cause de nos maux doit-elle être impunie ? (CORN. Nicom. V, 7)

3. Raison, sujet, motif. Vous connaissez la cause qui m'a fait agir. Je désire savoir pour quelle cause.... Quelle était la cause de leur voyage ? Pour une cause légère. Sans cause. Non sans cause.

Assurez-vous sur lui qu'il en a juste cause (CORN. Poly. I, 3)

Quand le malheur ne serait bon Qu'à mettre un sot à la raison, Toujours serait-ce à juste cause Qu'on le dit bon [le malheur] à quelque chose (LA FONT. Fabl. VI, 7)

Mon malheur est parti d'une si belle cause ? (RAC. Mithr. IV, 2)

De sa mort en ces lieux la nouvelle semée Ne vous a pas vous seule et sans cause alarmée (RAC. ib. V, 4)

4. En termes de jurisprudence, cause d'une obligation, avantage moral ou matériel que se propose le contractant : dans le contrat à titre onéreux, l'équivalent de l'obligation de l'autre partie ; dans le contrat à titre gratuit, la bienfaisance.

Cause d'un billet, d'un effet de commerce, équivalent exprimé de l'engagement souscrit dans le billet. Pas d'obligation valable sans cause. Cause fausse, illicite. L'obligation dont la cause est contraire aux bonnes moeurs est nulle.

Parler avec connaissance de cause, agir en connaissance de cause, parler, agir avec pleine connaissance des faits.

En style de chancellerie. À ces causes, nous avons déclaré et déclarons.... en considération de ce qui vient d'être exposé, nous avons déclaré....

Familièrement et elliptiquement. Et pour cause, non sans motif, avec raison, se dit quand les motifs sont évidents ou qu'on veut les taire.

Or, ai-je dit un jeune homme, et pour cause, Car.... (LA FONT. Mandr.)

Venez, singe ; parlez le premier, et pour cause (LA FONT. Fabl. I, 7)

Je laisse la distribution à votre discrétion et pour cause (BOSSUET Lett. abb. 46)

La richesse que des frondeurs Dédaignent, et pour cause (BÉRANG. Él. de la rich.)

.... Laissez-moi passer entre vous deux, pour cause ; Je serai mieux en main pour vous conter la chose (MOL. Prince d'Él. I, 2)

5. Procès qui se plaide. Se charger d'une cause. Plaider une cause. Plaider sa cause. Gagner sa cause. Perdre sa cause. Il était déjà mis en cause. Il faut remettre cette cause à un autre jour. Mettre quelqu'un hors de cause.

Devant certaine guêpe on traduisit la cause.... Depuis tantôt six mois que la cause est pendante, Nous voici comme aux premiers jours (LA FONT. Fabl. I, 21)

Devant elle [la justice] à grand bruit ils expliquent la chose ; Tous deux avec dépens veulent gagner leur cause (BOILEAU Ép. II)

Cause grasse, cause plaisante et sur un fait inventé, que les clercs de la basoche plaidaient autrefois pour se divertir le jour de mardi gras, et aussi quelque cause plaisante qui se plaide au palais.

En tout état de cause, quel que soit l'état du procès. Dans le langage général, en tout état de cause, quoi qu'il en soit.

Fig. Cela est hors de cause, il n'en est pas question, on ne le révoque pas en doute. En cette affaire, sa probité est hors de cause.

Fig. Avoir, donner gain de cause, ou cause gagnée, obtenir, accorder l'avantage dans une discussion.

Plaider la cause de quelqu'un, le défendre, le soutenir.

Familièrement.

Cet avocat sans cause [sans clientèle], nommé Duménil (VOLT. Lett. à Cath. 143)

6. En droit canon, cause bénéficiale, cause dans laquelle il s'agit de bénéfices ecclésiastiques. Causes majeures, les grandes affaires de l'Église.

7. Parti, intérêt. La bonne cause. La fortune se déclara pour la bonne cause. Soutenir la cause du mensonge. Prendre en main la cause du peuple. Embrasser vivement la cause de la justice. Faire cause commune avec quelqu'un. Séparer sa cause de quelqu'un. Attirer à sa cause.

Laisse-les espérer, laisse-les entreprendre ; Il suffit que ta cause est la cause de Dieu, Et qu'avecque ton bras elle a pour la défendre Les soins de Richelieu (MALH. II, 12)

Sous la cause publique il vous cachait sa flamme (CORN. Cinna, III, 1)

Son trop d'amour pour la cause publique (CORN. Hor. V, 2)

Sa cause à tous les rois n'est-elle pas commune ? (RAC. Ath. III, 6)

Grand Dieu, juge ta cause et déploie aujourd'hui Ce bras, ce même bras qui combattait pour lui (RAC. Prol. d'Esth.)

Il entend plaider devant lui la cause des médecins (SÉV. 412)

Vous aviez soutenu une mauvaise cause (SÉV. 110)

Télémaque et moi nous combattrons pour la bonne cause (FÉN. Tél. XI)

Je ne peux vous aimer, je ne peux à ce prix, Accepter un combat pour ma cause entrepris (VOLT. Tanc. II, 6)

S. Justin plaida la cause des chrétiens après Quadrat et Aristide (CHATEAUB. Gén. I, I, 1)

Prendre fait et cause pour quelqu'un, le soutenir, prendre son parti.

Vous faites trop d'honneur à Marie de Rabutin-Chantal de prendre son fait et cause (SÉV. dans le Dict. de DOCHEZ.)

Dans le même sens, prendre en main la cause.

Des auteurs décriés il prend en main la cause (BOILEAU Ép. IX)

8. À cause de, locut. prép. Pour l'amour de, en considération de. à cause de lui. à cause de cela.

9. À cause que, locut. conj. Parce que.

D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite point et qu'un esprit boiteux nous irrite ? C'est à cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons, sans cela nous en aurions plus de pitié que de colère (PASC. Pens. I, 8)

Il est rare que les géomètres soient fins et que les esprits fins soient géomètres, à cause que les géomètres veulent traiter géométriquement les choses fines (PASC. ib. I, 10)

Je parle ainsi à cause que je pensais que vous ne voulussiez plus que je fusse heureux (BALZ. I, 228)

Vous ne lui voulez mal, et ne le rebutez Qu'à cause qu'il vous dit à tous vos vérités (MOL. Tart. I, 1)

A cause qu'elle manque à parler Vaugelas (MOL. Femm savantes, II, 7)

Ils ne découvrent pas la lumière à cause qu'ils détournent les yeux (BOSSUET Serm. Quinq. 1)

Ceux qu'on nomme chercheurs à cause que, dix-sept cents ans après Jésus-Christ, ils cherchent encore la religion (BOSSUET Reine d'Anglet.)

Une justice qui fait semblant d'être vigoureuse à cause qu'elle résiste aux tentations médiocres (BOSSUET le Tellier.)

Ce que le prince fit mérite d'être raconté à toute la terre non à cause qu'il est remarquable, mais à cause pour ainsi dire qu'il ne l'est pas (BOSSUET Louis de Bourbon.)

Les images de Philippique, son successeur, ne furent pas reçues dans Rome, à cause qu'il favorisait les monothélites, et se déclarait ennemi du concile sixième (BOSSUET Hist. I, 11)

Une fille sera heureuse d'ignorer les fables païennes toute sa vie, à cause qu'elles sont impures et pleines d'absurdités impies (FÉN. XVII, 41)

On n'est pas entendu à cause que l'on s'entend soi-même (LA BRUY. I)

Il lui cède même, à cause qu'il est plus âgé, l'honneur de faire porter devant lui les faisceaux des verges (VERTOT Rév. rom. I, 62)

J'avais deux coupes de bois à vendre, à cause que je n'avais point coupé l'année précédente (P. L. COUR. I, 233)

REMARQUE

Des grammairiens ont voulu bannir la locution conjonctive à cause que ; elle doit être conservée, étant appuyée par de bons auteurs, et, dans certains cas, d'un emploi préférable à parce que.

HISTORIQUE

XIIIe s.Car ceus qui me contralioient Et sans caze mal me faisoient (Psaumes en vers, dans Liber psalm. p. 264)Se priere ou mandemens est fes [fait] à aucun, et cil qui le [la] priere ou le mandement fist, muert en tant comme le [la] coze est encore entiere, li mandemens li est falis.... (BEAUMANOIR XXIX, 10)Car on doit croire qu'il li ensegnast l'ostel Guillaume parce qu'il le creoit à bon et por cause de bone foi (BEAUMANOIR XXXVI, 6)Se les quases des barres [oppositions] sont especiaument devisées [exposées] (Liv. de just. 94)

XIVe s.Felicité est de Dieu principalement causée qui est generalement cause de toutes choses (ORESME Eth. 21)Et semblablement de ce que aucuns sont injustes ou incontinens, ils en sont en cause (ORESME ib. 33)Car trois manieres de causes sont : c'est assavoir nature, necessité, fortune, entendement et tout ce qui est cause de ce qui est fait par homme, comme est volenté et les sens naturels (ORESME ib. 66)Un homme est cause de ses enfans en voye de nature, et est cause de ses operacions en voye de meurs (ORESME ib. 72)

XVe s.Et la cause pourquoi [ils] s'entreheoient, je le vous dirai (FROISS. II, II, 52)Quand Girauldon se vit ainsi attrapé, si fut tout esbahi et à bonne cause (FROISS. II, II, 214)Et l'eust volontiers sauvé s'il l'eust pu, pour cause de pitié (FROISS. I, I, 134)Car il se doubtoit, et non sans cause (JUVÉNAL DES URSINS Ch. VI, 1392)Son maistre l'avoit batu, pour cause que un enfant s'estoit plaint (Boucic. I, 3).... dont il estoit prochain parent à cause de sa mere (COMM. III, 4)Pour lesquelles causes le roy soy trouvant chargé.... (COMM. I, 1)Tant de maulx venir par luy et par sa cause (COMM. I, 15)Le pauvre desolé, voyant sa bonne femme trop plus qu'il ne voulsist troublée, helas ! et à sa cause [par sa faute], ne savoit que dire (LOUIS XI Nouv. I)Nul ne doit estre tesmoing en sa cause (LEROUX DE LINCY Proverbes, t. II, p. 357)Tel a bonne cause qui est condamné (LEROUX DE LINCY ib. p. 419)

XVIe s.La cause efficiente de nostre salut est la misericorde de notre Pere.... la cause materielle est Christ avec son obeissance.... de la cause qu'on appelle instrumentale, quelle dirons-nous qu'elle est, sinon la foy ?... quant à la cause finale, l'apostre dit que ç'a esté pour demonstrer la justice de Dieu et glorifier sa bonté (CALV. Instit. 616)Ces nobles langues coustent beaucoup de temps et de peine à apprendre, à cause qu'elles sont mortes (AMYOT Épit.)Nous reputons les dieux pour estre autheurs de tous biens, et cause de nulz maulx (AMYOT Péric. 74)A ceste cause ils vouloient.... (AMYOT Fabius, 8)Ceste vie dissolue fut cause de luy augmenter sa maladie (AMYOT Sylla, 73)La cognoissance des causes appartient seulement à celuy qui a la conduite des choses, non à nous qui n'en avons que la souffrance [la tolérance, l'usage] (MONT. IV, 178)Pour cette cause [motif].... (MONT. I, 25)A cette cause [parce que].... (MONT. I, 30)Tuer un homme sans connaissance de cause (MONT. III, 195)

ÉTYMOLOGIE

Picard keuse ; provenç. espagn. et ital. causa ; du latin causa. Voy. CHOSE.

CAUSÉ, ÉE (part. passé.)[kô-zé, zée]

1. Produit par une cause.

Toutes choses étant causées ou causantes (PASC. dans COUSIN)

2. Occasionné. Un incendie causé par un accident.

3. Motivé.

M. de Bouillon voulait une absence, et une absence causée et chargée d'affaires, pour revenir après sur un meilleur pied (SAINT-SIMON 45, 16)

M. d'Harcourt n'eut garde de s'opposer à un désir si ardent et si causé (SAINT-SIMON 88, 140)

3. Rare en ce sens.

4. En termes de jurisprudence, qui a pour cause. Billet causé en marchandises.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CAUSÉ. Ajoutez :

5. Avocat causé, avocat qui a des causes à plaider.

Jeune homme, voulez-vous devenir un avocat causé... ? lisez, lisez les savants commentaires de Barthole.... De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique, par Portalis, Vie de l'auteur, p. 5, cité dans le discours de M. Chopin d'Arnouville (Gaz. des Trib. 5 nov. 1875, p. 1065, 1re col.)

CAUSER (v. a.)[kô-zé]

Être cause, occasionner.

Qu'il a fait un larcin de rôt ou de fromage, Égratigné quelqu'un, causé quelque dommage (LA FONT. Fabl. III, 18)

Quel que soit le plaisir que cause la vengeance, C'est l'acheter trop cher.... (LA FONT. ib. IV, 13)

Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui (LA FONT. ib. IV, 8)

Cela causa leur malheur (LA FONT. ib. IV, 6)

Le trop superbe équipage Peut souvent en un passage Causer du retardement (LA FONT. ib. IV, 6)

Vous savez ses malheurs, vous les avez causés (RAC. Iphig. III, 4)

Je veux l'attendre ici ; les chagrins qu'il me cause M'occuperont assez tout le temps qu'il repose (RAC. Brit. I, 1)

Si Dieu n'a rien en lui-même par où il puisse causer en nous les volontés libres (BOSSUET Libr. arb. 3)

HISTORIQUE

XIVe s....en la maniere que aucuns le disoient et se causoient [se fondaient sur] de ce que la fin est melleur que n'est la generacion de la fin (ORESME Eth. 220)

XVe s.Nostre roy est le seigneur du monde qui le moins a causé [été cause] de user de ce mot de dire : J'ai privilege de lever sur mes subgectz ce que il me plaist (COMM. V, 18)

XVIe s.Elle monstre que toutes ces choses sont causées [fondées] en Jesus Christ, comme en estant le fondement (CALV. Instit. 1066)Au moyen de quoi, lui fut facile de causer [motiver] son voyage là dessus (B. DESPER. Contes, V)Il mourut d'une apoplexie que ce coup luy causa (MONT. I, 74)Cela m'a causé me restraindre de trop grande liberalité (B. DE PALISSY 11)Donnant à entendre que.... : langaige causé [développé comme cause et motif] et contenu en ladicte ordonnance (CARLOIX VIII, 3)

ÉTYMOLOGIE

Cause ; espagn. cauzar ; ital. causare.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. CAUSER. Ajoutez :

2. Donner pour motif (sens inusité).

Cela insinue beaucoup en causant comme petit-fils de Sa Majesté [en donnant pour motif de la décision le titre de petit-fils] (SAINT-SIMON t. VIII, p. 194, éd. Chéruel.)

CAUSER (v. n.)[kô-zé]

1. S'entretenir familièrement. Ils causent ensemble. De quoi causent-ils ? Nous causerons de cette affaire.

Je veux me vanter d'être toute l'après-midi dans cette prairie, causant avec nos vaches et nos moutons (SÉV. Lett. 384)

Voilà la chose du monde la plus heureuse pour lui ; vous savez tout cela, mais on cause [c'est-à-dire je vous écris cela pour causer avec vous] (SÉV. 592)

Pour mon fils, M. le maréchal n'a pas voulu le laisser venir ; il est le seul avec qui il cause de toute chose (SÉV. ib.)

Le duc d'Orléans régent daigna un jour causer avec moi au bal de l'Opéra ; il me fit un grand éloge de Rabelais (VOLT. Lett. Mme du Deffant, 13 oct. 1759)

Familièrement. Causer de choses et d'autres, s'entretenir sans propos déterminé.

Fig. Causer de la pluie et du beau temps, parler de riens, de choses de peu d'importance.

Elliptiquement. Causer littérature, voyages, etc. causer de littérature, de voyages.

Familièrement. Ah çà ! causons un peu, expliquons-nous, entendons-nous.

Passivement et impersonnellement, dans le parler familier, c'est assez causé, ou, simplement, assez causé, ne parlons plus, agissons, et aussi, taisez-vous, brisons-là.

2. Familièrement, tenir des propos, parler avec légèreté et indiscrétion, ou avec malignité.

Le monde, chère Agnès, est une étrange chose ! Voyez la médisance, et comme chacun cause ! (MOL. Éc. des fem. II, 6)

Je ne m'étonne point si parfois on en cause (MOL. Prol. d'Amph.)

Voilà ce que c'est que d'avoir causé ; vous n'en tâterez plus, et je vous laisse sur la bonne bouche (MOL. G. Dandin, II, 7)

3. V. n. Terme de fauconnerie. Se dit du cri des perroquets et des pies.

REMARQUE

Peut-on dire : il m'a longtemps causé de ses affaires ; allez lui causer de cette nouvelle ? C'est une façon de parler qui est très en usage. Mais observez qu'on ne pourrait pas dire, en mettant un substantif au lieu du pronom : j'ai causé de l'affaire à mon avocat ; il faut avec mon avocat. Cela rend très suspect l'emploi du pronom, et il sera mieux de dire : il a longtemps causé avec moi de ses affaires ; allez causer avec lui de cette nouvelle. On ne cause pas à quelqu'un ; on cause avec quelqu'un. Pourtant cette manière de parler se trouve dans J. J. Rousseau, qui n'est pas toujours très pur, et sans doute dans d'autres.La première fois que je la vis elle était à la veille de son mariage ; elle me causa longtemps avec cette familiarité charmante qui lui est naturelle (J. J. ROUSS. Confess. VII)

HISTORIQUE

XIIIe s.Par poi Hersent n'enrage d'ire Por Ysengrin, qui si la chose [gronde] (Ren. 725)Moult de sa gent parler n'en osent, Mais par derriere moult l'en chosent [blâment], Fabliaux (BARBAZ. I, 160)

XVe s.Je vous ait dit et causé [expliqué] toutes les avenues de Jean Bar, de Jean Pict.... (FROISS. II, II, 239)Envie qui accuse et cause [blâme] Maintes personnes tout à tort (Myst. Resurr. de N. S)L'homme songeart il [le vin] fait causer et rire (BASSELIN XXXVII)Si voulez que je cause et preche, Et parle latin proprement, Tenez ma bouche toujours freche, De bon vin l'arrosant souvent (BASSELIN LVIII)

XVIe s.Ce fut un commandement nu et simple, où l'homme n'eut rien à connoistre et à causer [demander raison] (MONT. II, 208)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. chausar, causciar, reprocher, disputer ; espagn. causar, faire un procès ; du latin causari, faire un procès, d'où disputer, reprocher, et simplement, causer. Diez et d'autres étymologistes font intervenir l'ancien haut allemand chôzôn, allemand moderne kosen ; mais le latin suffit à la forme et au sens du mot roman.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

2. CAUSER. - REM. Ajoutez : Corneille a dit me causer pour causer avec moi : Lysis m'aborde, et tu veux me causer, Lexique, éd. Marty-Laveaux.

Wikipedia

Cause

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cause (homonymie) et Causalité.

On entend généralement par «cause» d’un fait ce qui le produit ou du moins qui participe à sa production. Donner les causes d'un fait revient à le rendre intelligible en répondant à la question : «Pourquoi ce fait a-t-il lieu ?». La donnée des causes peut donc être conçue comme l'«explication» du fait par excellence.

Il faut distinguer causalité, cause, déterminisme.

  • La causalité, c'est le rapport de cause à effet : par exemple, il y a causalité entre le ruissellement des eaux et la constitution des cours d'eau. C'est aussi un principe, philosophique, d'après lequel «tout phénomène a une cause et, dans les mêmes conditions, la même cause est suivie du même effet.»
  • La cause est une notion, universelle, désignant ce qui produit l'effet, une force productive engendrant un effet et se prolongeant en lui.
  • Le déterminisme est soit un principe, soit une notion. Le principe de déterminisme dit que tous les phénomènes naturels sont liés les uns aux autres par des relations invariables appelées lois sans qu'il faille chercher la cause : il suffit de parler de relations fonctionnelles, au lieu de forces productrices. La notion de déterminisme désigne l'ensemble des conditions nécessaires pour un phénomène. Par exemple, on connaît le déterminisme du scorbut : l'absence ou l'insuffisance, dans l'alimentation, des vitamines C (quant à la cause, ce peut être la misère, l'ignorance...).

Sommaire

  Qu'est ce qu'une cause ?

  Différence entre implication et causalité

En logique, quand "A implique B", on dit que "A est une condition suffisante pour B". Mais B pourrait être vraie sans que A le soit. A n'est donc pas une condition nécessaire pour B.

En revanche, quand "A implique B", B est une condition nécessaire pour A. Autrement dit si la condition B n’est pas vraie, alors A non plus.

Dans l'implication logique il n'y a, à strictement parler, aucune relation causale.

  La "cause" en sciences physiques

On peut poser la question de la cause d'un fait physique expérimental, dès lors qu'on peut dire clairement si ce fait a eu lieu ou non. À la question « pourquoi tel fait est-t-il observé ? » la réponse est toujours un ensemble de conditions initiales du système étudié et de lois physiques. Ces conditions sont-elles nécessaires ? Il est souvent difficile de le savoir car le fait pourrait certainement être produit autrement. Sont–elles suffisantes ? Oui, mais prises ensembles : tout le dispositif expérimental suffit à produire le résultat, ce qui exclut de pouvoir répondre à la question « pourquoi ? » de manière simple. L’explication scientifique se ramène donc à la donnée d’un dispositif expérimental qui suffit à produire le fait observé, sans que ce dispositif soit nécessaire.

Pour affiner la compréhension du phénomène, le physicien va donc dépouiller son dispositif pour le réduire au minimum nécessaire à produire le fait, c'est dans ce minimum qu'il va trouver ce qu'il appellera les causes du phénomènes. On en revient à l'exigence du suffisant et nécessaire qui satisfait la demande d'explication, comme en mathématiques.

  La "cause" au quotidien

Il faut souligner que les faits dont il est question dans notre expérience quotidienne ne sont souvent pas aussi simples à expliquer qu'une expérience en physique. Ainsi, la simple affirmation «Le fait a eu lieu.» peut soulever des difficultés insurmontables. Par exemple, on peut dire : «Il fait beau» pour tout une gamme de conditions météorologiques qui dépendent du lieu, de la saison et de l'humeur de celui qui produit le jugement.

Mais, comme en physique, l’ensemble explicatif auquel nous avons recours en guise de « cause » est un agglomérat de conditions qui ne sont pas toutes nécessaires, mais qui sont suffisantes (puisque le fait s’est produit). Mais cet agglomérat peut être totalement insatisfaisant pour l’esprit (on se doutait bien que l’état du monde avait produit le fait) s'il n'est pas suffisamment restreint. Nous sommes alors contraints de sélectionner dans cet ensemble une « cause principale », une « explication » qui sera suffisamment particulière pour satisfaire notre curiosité. Souvent, cette cause ne sera ni nécessaire, ni suffisante. Pourtant elle nous semblera une explication satisfaisante.

On le voit, la donnée des causes d'un fait au quotidien revient presque toujours à isoler dans l'incroyable complexité du monde un fait antérieur notable qui semble être suffisant à produire le fait à expliquer, le reste du monde fonctionnant comme d'habitude. Alors survient le vécu de compréhension.

  La cause en philosophie et en épistémologie

  Platon et la causalité

Platon énonce le principe de la causalité : «Sans l'intervention d'une cause, rien ne peut être engendré» (Timée, 28a). Dans sa cosmologie (Timée, 29-50), Platon fait intervenir cinq facteurs : le démiurge (qui symbolise le pouvoir causal, le principe organisateur de l'univers), les Idées (à imiter), la matière (khora), l'Âme du monde, le corps du monde. Plus tôt, dans la République, il emploie le même schéma, avec en tête la Cause, "l'Idée de Bien" (508d, 509b), Père du visible (509b), puis les Idées (les Formes intelligibles), puis les êtres mathématiques(510b), enfin, en bas les êtres visibles (les réalités sensibles), sans parler des simulacres (509e).

  Les quatre causes aristotéliciennes

Article détaillé : Quatre causes.

Pour Aristote, causes et effets sont simultanés. Il distingue quatre causes pour tout phénomène, qui agissent ensemble.

Par exemple, pour une maison :

  • Cause matérielle : le bois et les pierres ou les briques ;
  • Cause formelle : la disposition particulière de ces matériaux, le plan ;
  • Cause efficiente (motrice) : l'architecte et les ouvriers qui l'ont construite ;
  • Cause finale : la fonction que cette maison est destinée à remplir.

Dans l'Éthique à Nicomaque et dans La Physique, Aristote met l'accent sur la cause finale, et montre comment toutes les autres s'y ramènent : la finalité est d'atteindre son essence propre (sa forme) et les causes efficientes servent à rendre réel ce dessein. Seule la cause matérielle ne peut se réduire à la finalité. On reproche souvent à Aristote d'avoir confondu la "cause" au sens physique (que ne recouvre que partiellement la notion de cause efficiente) avec la "raison", au sens éthique et métaphysique, qui correspond à la cause finale.

"On appelle cause, en un premier sens, la matière immanente [la cause matérielle] dont une chose est faite : l'airain est la cause de la statue... Dans un autre sens, la cause, c'est la forme et le paradigme [la cause formelle], c'est-à-dire la définition de la quiddité [l'essence qui se devait d'être réalisée]... La cause est encore le principe premier du changement ou du repos [la cause efficiente ou encore la cause motrice] : l'auteur d'une décision est cause de l'action, et le père est la cause de l'enfant... La cause est aussi la fin, c'est-à-dire la cause finale ; par exemple, la santé est la cause de la promenade" (Aristote, Métaphysique, Delta, 2, 1013a24).

Les modernes expliqueront la stagnation des sciences physiques au Moyen Âge par la contrainte qu'excerçait la philosophie aristotélicienne adoptée par la théologie scolastique.

La remise en question de la notion de cause physique coïncidera avec la constitution des sciences physiques en tant que science indépendante de la métaphysique, et avec la révolution copernicienne.

  Le mécanisme

Le mécanisme au XVIIe siècle vise à réduire tous les phénomènes physiques à des chocs entre particules ayant des propriétés mécaniques très simples telles que l'élasticité parfaite, la sphéricité,... Ainsi, la température d'un système correspond à la vitesse moyenne des particules qui le composent, la pression au choc de ces particules contre la frontière du système, ... L'explication mécaniste ne laisse ainsi aucun mystère sur les relations cause-effet : il s'agit de chocs dont les lois sont parfaitement connues et expriment la conservation de la quantité de mouvement. Ayant suscité l'espoir de comprendre la nature de la connexion causale, ce mécanisme constitue un modèle "indépassable" d'explication scientifique satisfaisante pour l'esprit. Malheureusement, le mécanisme ne viendra jamais à bout des phénomènes de gravitation, contrairement à la théorie newtonienne qui, elle, admet l'idée (un peu mystérieuse) d'action à distance.

  La "cause" empiriste : l'analyse de Hume

Quand un événement en cause un autre, on pense bien souvent savoir ce qu'il en est de la connexion entre les deux termes de la causalité, connexion censée faire suivre le premier terme du second. Or, Hume remarque que nous ne percevons rien d'autre dans une série d'événements que les événements qui la constituent ; autrement dit, notre connaissance d'une connexion nécessaire n'est pas totalement empirique. Mais alors d'où, hormis de la perception, pourrions nous tenir cette connaissance ? Hume nie que nous puissions avoir une idée de la causalité autrement que par le fait que deux événements se sont toujours succédé : nous formons alors une sorte d'anticipation, qui nous représente que le second terme doit se produire, quand le premier se produit. Cette conjonction constante de deux événements et l'attente ou anticipation qui en résulte pour nous est tout ce que nous pouvons connaître de la causalité, i.e. nos idées ne peuvent pénétrer plus avant dans la nature de la relation de la cause à effet.

La difficulté présentée par Hume est telle que des « humiens » comme Bertrand Russell ont entièrement rejeté l'idée de causalité, cette idée relevant, selon eux d'une sorte de "superstition populaire". Mais, quoi qu'il en soit, le problème demeure de savoir ce qui justifie notre croyance en la connexion causale et en quoi cette connexion consiste. Pour Hume, cette croyance est une sorte d'instinct, fondé sur le développement de nos habitudes et de notre système nerveux. Cette croyance est donc inéliminable, mais elle ne peut être prouvée par aucune sorte d'argument (déductif ou inductif).

  La "cause" comme concept pur de l'entendement chez Kant

Kant n'est pas satisfait par la conception de Hume : pour lui, l'idée de causalité ne peut venir de l'expérience et de l'habitude. Elle fait partie des concepts a priori qui sont eux-mêmes le fondement de l’expérience.

  Le déterminisme scientifique

La cause en philosophie des sciences : même si, on l’a vu, la causalité en physique est à manier avec précaution, elle tient une place importante en philosophie de la physique. Car si on peut lire des livres entiers de théories physiques sans qu’il n’y soit jamais fait mention de « cause », l’épistémologie est au contraire « obsédée » par la causalité. L’idée fondamentale de toute science véritable est que les faits n’arrivent pas par hasard, que leur production est la conséquence de faits qui l’ont précédés. La science refuse de croire que les faits se produisent sans causes, spontanément. Poussé à l’extrême, cette position s’exprime dans le déterminisme : étant donné un état du monde à un instant donné, alors son état dans un instant ultérieur est alors entièrement déterminé (sans qu’il soit forcément possible de le connaître, ce qui nécessiterait des moyens dépassant les capacités humaines, et qui seraient même peut-être théoriquement impossibles). « Déterminé » signifie qu’aucun autre état ne serait possible étant donné l’état antérieur.

  Cause dans la langue Française (expressions)

En français il existe beaucoup d'expressions retenant le mot "cause" quelques exemples :

- À cause de... (pour exprimer un sujet parfois péjorativement, l'inverse de "grâce à...") - En cause de... (pour exprimer un sujet parfois péjorativement, l'inverse de "grâce à...") - C'est à cause...(de ; du...) ... (pour remplacer "c'est la faute (de ; du...) - Cause (à ; au...) (peu employé en langue française, toujours dans le sens d'exprimer un sujet parfois péjorativement, l'inverse de "grâce à...")

  Cause et raison en philosophie

  L'acausalité

Hubert Reeves[1] cite quatre expériences de physique qui semblent mettre à mal la notion de cause, faire entrer "dans le monde acausal".

  • La désintégration des atomes.

Le fait que les atomes se désintègrent spontanément (ou radioactivité), passant d'une vie à une demie-vie puis à de moins en moins de protons, est perçu comme une preuve d'acausalité.

« Jusqu'ici nous sommes en pleine causalité. Une cause : la charge excessive, un effet : la cassure [de l'atome]. Mais si nous demandons pourquoi tel atome se casse en premier et tel atome ensuite, il semble bien que nous plongions dans l'acausalité. La très grande majorité des physiciens s'accordent aujourd'hui pour dire qu'il n'y a là aucune raison de quelque nature qu'elle soit (…) Nous savons pourquoi les atomes éclatent, mais pas pourquoi ils éclatent à un instant donné. »
  • Le paradoxe d'Einstein-Podolsky-Rosen.

L'expérience E.P.R. (pour Einstein-Podolski-Rosen) dans lequel deux particules se comportent de manière coordonnée entre elles mais cependant aléatoire par rapport aux conditions initiales, alors que leurs positions leur interdisent de s'échanger des signaux (ou alors des signaux supraluminiques voire rétrochrones, selon les variantes de l'expérience) démontre en physique moderne l'incapacité de penser le monde de manière causale. Reeves pense ainsi que cette expérience montre l'existence d'un plan d'informations consistant en « une présence continuelle de toutes les particules dans tout le système, qui ne s'interrompt pas une fois qu'elle a été établie. (…) Ce paradoxe trouve sa solution quand on reconnaît que la notion de localisation des propriétés n'est pas applicable à l'échelle atomique ».

  • La lueur fossile.

"Les atomes qui, il y a quinze milliards d'années, ont émis ce rayonnement étaient tous à la même température. (Pourtant), ces atomes n'avaient pas et n'avaient jamais eu de relations causales."

  • Le pendule de Foucault.

"Si je lance le pendule dans la direction d'une galaxie lointaine bien déterminée, il gardera, par la suite, cette orientation. Plus précisément, si une galaxie lointaine se trouve au départ dans le plan d'oscillation, elle y restera. Tout se passe comme si le pendule en mouvement choisissait d'ignorer la présence, près de lui, de notre planète, pour orienter sa course sur les galaxies lointaines. Quelle est la force mystérieuse qui véhicule cette influence ? Le physicien Mach a proposé d'y voir une sorte d'action du 'global' de l'univers sur le 'local' du pendule."

Michel Cazenave ajoute des phénomènes psychologiques.

  • Les expériences extra-sensorielles.

Les expériences parapsychologiques comme la télékinésie ou la télépathie, étudiées statistiquement par Joseph Rhine (1934) sous le nom de perception extra-sensorielle, forment une classe de phénomènes prouvant l'acausaité. Jung explique à leur sujet : « Ne devrions-nous pas quitter tout à fait les catégories spatio-temporelles quand il s'agit de la psyché? Peut être devrions-nous définir la psyché comme une intensité sans étendue et non point comme un corps qui se meut dans le temps ».

  • La relation corps-esprit.

Michel Cazenave a été le premier à lancer l'idée que la synchronicité serait à l'origine de la somatisation, et plus généralement de la symbiose corps-esprit, visible lors de certains états maladifs ou pathologiques. Le Docteur Bernard Long[2] y voit ainsi la loi de l'homéopathie.

  • La notion de synchronicité chez Carl Gustav Jung (1952) donne cette définition : "relations acausales".

  Notes et références

  1. Hubert Reeves, "Incursion dans le monde acausal", apud La synchronicité, l'âme et la science (1984), Albin Michel, 1995, p. 11-19.
  2. [1]

  Voir aussi

  Bibliographie

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