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definición - Conquête de la Mandchourie par le Japon

definición de Conquête de la Mandchourie par le Japon (Wikipedia)

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Conquête de la Mandchourie par le Japon

Un article de Wikipedia, l'encyclopédie libre.

Invasion japonaise de la Mandchourie

Troupes japonaises à Moukden.
Informations générales
Date19 septembre 1931 - 27 février 1932
LieuMandchourie, Chine
Changements territoriauxLa Mandchourie devient l'État indépendant du Mandchoukouo
IssueVictoire japonaise.
Belligérants
Empire du Japon République de Chine
Commandants
Shigeru Honjō
Jirō Tamon
Senjuro Hayashi
Zhang Xueliang
Ma Zhanshan
Feng Zhanhai
Ting Chao
Forces en présence
Entre 30 000 et 60 000 hommes160 000 hommes
Pertes
 ? ?

L'incident de Mukden ou incident de Mandchourie eut lieu le 18 septembre 1931 en Mandchourie du Sud lorsqu'une section de voie ferrée, appartenant à la société japonaise Chemins de fer de Mandchourie du Sud (南満州鉄道株式会社 Minami Manshū Tetsudō Kabushiki-gaisha), près de Moukden (aujourd'hui Shenyang), fut détruite. Cet attentat fut très vraisemblablement planifié par les Japonais qui craignaient une unification de la Chine sous l'égide du Guomindang, perçue comme une véritable menace contre la prééminence japonaise dans la région. Les militaires japonais accusèrent les Chinois d'avoir perpétré l'attentat, donnant ainsi le prétexte à l'invasion immédiate du Sud de la Mandchourie par les troupes japonaises, et la création quelques mois plus tard de l'État fantoche du Mandchoukouo, sous l'autorité théorique de l'ex-empereur de Chine, Puyi.

Cet incident « provoqué » n'est pas unique en son genre. Des procédés similaires sont utilisés sous l'impulsion du général Tanaka entre la fin des années 1920 et l'invasion du reste du territoire chinois pour tenter de justifier l'expansionnisme japonais en Asie.

En Chine, cet incident est connu sous le nom d'incident du 9.18 (九一八事变, en pinyin : jiu yiba shibian), ou incident de Liutiaogou (sinogrammes traditionnels 柳條溝事變).

Sommaire

Contexte

Après la Guerre russo-japonaise (1904-1905), le Japon remplaça la Russie en tant que puissance dominante en Mandchourie. La politique japonaise concernant la Chine était conflictuelle tout au long des années 1930. Jusqu'à la création du quartier-général impérial en 1937, l'armée japonaise du Kantôgun disposait d'une certaine indépendance en Mandchourie et dans le Nord de la Chine, à la fois à l'égard du gouvernement civil et de l'autorité militaire à Tōkyō.

À l'époque, l'empereur Shōwa et ses conseillers se demandaient s'ils devaient conquérir militairement la Chine et y établir un pouvoir de type colonial, ou bien assujettir la Chine par la voie économique. De plus, le gouvernement japonais voulait maintenir la fragmentation de la Chine afin de pouvoir traiter à son avantage avec les différentes factions chinoises, qui étaient en conflit ouvert les unes contre les autres. Par exemple, le Japon intervint lors de l'incident de Jinan contre le Guomindang dans son Expédition du Nord en 1928, afin de prévenir une unification de la Chine.

Par ailleurs, la politique chinoise de l'époque suivait la première pacification interne, et la résistance interne, et semblait vouloir apaiser les Japonais. D'autant plus que, d'une part, le gouvernement nationaliste du Guomindang était embourbé dans sa campagne contre les communistes chinois et, d'autre part, il venait de terminer sa guerre contre les derniers seigneurs de la guerre. La stratégie chinoise de l'époque suivait une doctrine de non résistance (en chinois : 不抵抗主義, transcription pinyin : budikangzhuyi). La stratégie agressive de l'autorité militaire japonaise en Chine, relativement indépendante, couplée à la stratégie de non-résistance du gouvernent central chinois, constituent très probablement le cadre déclencheur de l'incident de Mukden.

L'incident

Le but des jeunes officiers japonais en Mandchourie fut de donner un prétexte qui pourrait justifier l'invasion militaire japonaise et le remplacement du gouvernement chinois de la région par un gouvernement japonais ou fantoche. Ils choisirent donc de saboter une section de chemin de fer près du lac Liutiao (en chinois : 柳條湖). Le fait est que cette zone ne portait même pas de nom officiel et n'avait aucune importance militaire pour aucun des deux camps, si ce n'est qu'elle se trouvait à huit cents mètres de la garnison chinoise de Beidaying (chinois : 北大營). Celle-ci était stationnée sous le commandement du jeune maréchal Zhang Xueliang. Le plan consistait à voir l'explosion attirer l'attention des troupes chinoises, puis à les en porter responsables pour donner un prétexte à une invasion formelle japonaise. Aussi, afin de rendre le sabotage plus convaincant en tant qu'une attaque chinoise sur un objectif de transport japonais, et ainsi masquer leur intervention sous les traits d'une mesure légitime de protection d'un chemin de fer d'importance industrielle et économique, les Japonais nommèrent le site Liutaogou (chinois : 柳條"溝"), ou Liutiaoqiao (chinois : 柳條"橋"), ce qui signifie tranchée de Liutiao et pont de Liutiao, alors qu'en réalité le site n'était qu'une section de voie ferrée sur une portion de terre plane. Un tel choix de l'emplacement de l'explosion devait permettre de faire des dégâts minimes (et donc d'effectuer des réparations minimales), à l'inverse des conséquences du choix d'un véritable pont.

Il semble que l'initiative directe soit venue de deux officiers, le colonel Seishiro Itagaki et le lieutenant-colonel Kenji Ishiwara du régiment Shimamoto, qui gardaient le chemin de fer, et que des sapeurs placèrent les explosifs sous les rails. À environ 22h20, le 18 septembre, la charge détona. L'explosion fut mineure, et seule une section de 1,5 mètre sur l'un des côtés de la voie fut endommagée. En fait, un train en provenance de Changchun passa par le site même de l'explosion sans aucun problème et arriva à Shenyang à 22h30.

Invasion

Immédiatement après l'explosion, les Japonais cernèrent la garnison chinoise toute proche, et attaquèrent les troupes qui y étaient cantonnées sous prétexte que toute propriété du Japon devait être protégée des assauts des troupes chinoises. Cinq cents soldats japonais s'en prirent donc à une garnison chinoise forte de quelque sept mille soldats à Beidaying. Zhang Xueling, avec l'approbation implicite du gouvernement de Tchang Kaï-chek, avait déjà prévenu ses hommes de ne prendre part à aucun combat et de mettre les armes hors de portée des Japonais dans l'éventualité d'une invasion. Du coup, les Japonais ne rencontrèrent aucune résistance à Beidaying, et procédèrent le 19 septembre à l'occupation complète de la garnison et des villes principales de Mukden (Shenyang), Changchun, Antung (aujourd'hui Dandong), et des environs directs. Lorsque des combats eurent lieu, ce fut en général dû à des malentendus entre le gouvernement central chinois et ses troupes, qui étaient supposées avoir reçu l'ordre de ne pas résister. En quelques jours, les trois provinces du Heilongjiang, du Jilin et du Liaoning (où se situait Mukden) furent contrôlées par les Japonais.

Si l'implication du gouvernement japonais dans cet incident n'est pas précisément avérée, ce qui est certain, c'est que l'armée japonaise du Guandong était parfaitement préparée pour procéder très rapidement à l'invasion de la Mandchourie et que sa réaction a été fulgurante et parfaitement disproportionnée à l'ampleur de l'incident.

Après-coup

Troupes japonaises entrant à Chenyang

L'opinion publique chinoise s'en prit sévèrement à Zhang Xueliang pour son manque de réaction, même si le gouvernement central se trouvait indirectement responsable de cette stratégie. Nombreux furent ceux qui soulignèrent que l'armée du Nord-Est de Tchang, forte de près de cinquante mille hommes, aurait pu ne faire qu'une bouchée de l'armée du Guandong, seulement forte de onze mille hommes, et que la perte de trois provinces sans même opposer aucune résistance était une honte pour le peuple chinois. De plus, l'arsenal militaire de Zhang en Mandchourie était à l'époque considéré comme le plus moderne de Chine, et ses troupes possédaient quelques chars, une soixantaine d'avions, quatre mille fusils et un ou deux bataillons d'artillerie.

En réalité, la force à première vue plus importante des troupes de Zhang était diminuée par un certain nombre de facteurs. D'abord, l'armée du Guandong possédait une importante réserve de forces qui pouvaient être rapidement amenées de Corée, alors une colonie japonaise. Ensuite, plus de la moitié des troupes de Zhang se trouvaient stationnées au sud de la Grande Muraille, dans la province du Hebei, et de ce fait ne pouvait pas être déployées assez rapidement pour s'opposer aux Japonais, au nord de la muraille. Enfin, les troupes de Zhang étaient relativement mal entraînées et mal commandées par rapport à leurs ennemis japonais. Mais le plus important, peut-être, reste que des agents japonais avaient noyauté le commandement de Zhang, grâce à sa dépendance passée (et celle de son père Zhang Zuolin) à des conseillers militaires japonais pour équiper l'armée du Nord-Est à ses débuts, et ses chefs de guerre. Ainsi, les Japonais connaissaient l'armée du Nord-Est de fond en comble, et pouvaient conduire leurs opérations à leur guise. Par exemple, les Japonais détinrent les pilotes de Zhang dans la nuit de l'incident, rendant ainsi son aviation inutile.

Le gouvernement chinois ne résista pas surtout parce qu'il était préoccupé par des problèmes internes, notamment le nouveau gouvernement indépendant de Guangzhou, dirigé par Hu Hanmin, les insurrections communistes, et la terrible inondation du Yang-tsé, qui fit plusieurs dizaines de milliers de réfugiés. Ensuite, Zhang Xueliang se trouvait dans un hôpital de Pékin, soit-disant à cause d'un problème de dépendance à la drogue. Dans ces circonstances, l'ambassade de Chine protesta fermement auprès du gouvernement japonais, appela à l'arrêt immédiat des opérations japonaises en Mandchourie, et en appela à la Société des Nations, le 19 septembre. Le 24 octobre, la Société des Nations passa une résolution demandant le retrait des troupes japonaises, et que celui-ci soit effectué pour le 16 novembre. Le Japon rejeta la résolution et insista pour négocier directement avec le gouvernement chinois.

Les négociations prirent place de façon intermittente sans véritable résultat. Le 20 novembre, une conférence du gouvernement chinois prit place où la faction de Guangzhou du Kuomintang insista pour que Tchang Kaï-chek démissionne étant donnée la débâcle en Mandchourie. Tchang démissionna le 15 décembre. Sun Ke, le fils de Sun Yat-sen, prit le poste de Président de la République de Chine, et fit le vœu de défendre Jinzhou, une autre ville du Liaoning, qui fut rapidement perdue en janvier 1932. Wang Jingwei remplaça Sun Ke par la suite.

Le 7 janvier 1932, les États-Unis, par la voix de leur Secrétaire général Henry Lewis Stimson, déclarèrent qu'ils ne reconnaîtraient aucun gouvernement établi sous la pression des Japonais en Mandchourie. Le 14 janvier, la commission de la Société des Nations, sous l'égide de Lord Lytton, arriva à Shanghai afin d'examiner la situation. En mars, l'état fantoche du Mandchoukouo vit le jour, avec à sa tête le dernier empereur de Chine, Puyi. Le 2 octobre, le rapport Lytton fut publié, rejetant la thèse japonaise que l'incident de Mukden était une simple opération défensive. Le rapport assurait aussi que le Mandchoukouo était un produit de l'agression japonaise en Chine, même si le Japon pouvait avoir de légitimes intérêts en Mandchourie étant données ses implantations économiques dans la région. La Société des Nations refusa donc de reconnaître le Mandchoukouo comme une nation indépendante. Cela causa le départ du Japon de la Société des Nations en mars 1933.

Les Japonais poursuivirent et amplifièrent leur politique expansionniste en Chine, en déclenchant en 1937 la seconde guerre sino-japonaise.

Controverse

Différentes opinions existent encore aujourd'hui à propos de qui déposa véritablement la bombe à Mukden. L'exposition dédiée à l'incident du 18 septembre à Shenyang présente la bombe comme ayant été déclenchée par les Japonais. Le musée du Sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, soutient que les Chinois sont responsables. L'encyclopédie Columbia déclare que la vérité est inconnue. Cela dit, de nombreuses preuves semblent montrer que l'armée japonaise du Guandong est responsable. Alors que la plupart des membres de cette armée ont démenti avoir posé la bombe, le major Hanaya a confessé que les Japonais avaient bien mis le plan au point, et déposé la bombe.

Aujourd'hui

Le gouvernement de la République populaire de Chine a déclaré le 18 septembre comme Jour national d'Humiliation. Le gouvernement de la RPC a ouvert un musée sur l'incident de Mukden le 18 septembre 1991. Le Premier ministre japonais Ryūtarō Hashimoto a visité le musée en 1997.

Culture populaire

Un incident très similaire à celui de Mukden est décrit dans l'album de Tintin le Lotus bleu (l'action se déroule alors près de Shanghai).

Rapport Lytton

Voici un extrait significatif du rapport de la commission Lytton sur cet incident :

Voici une traduction libre du rapport Lytton :

Des sentiments tendus existaient indubitablement entre les armées japonaises et chinoises. Les Japonais, comme il fut expliqué à la Commission, avaient de toute évidence un plan méticuleusement préparé pour faire face dans le cas de possibles hostilités entre eux et les Chinois. Dans la nuit du 17 au 18 septembre, ce plan fut mis en œuvre avec rapidité et précision. Les Chinois, conformément aux instructions référencées en page 69, n'avaient pas de plan pour attaquer les troupes japonaises, ni pour mettre en danger la vie ou la propriété de citoyens japonais à ces moments et lieux particuliers. Ils ne firent pas d'attaques concertées ou autorisées envers les forces japonaises et furent surpris par l'attaque japonaise et les opérations qui en découlèrent. Une explosion s'est indubitablement produite sur ou à proximité de la voie ferrée entre 22 heures et 22 heures 30 le 18 septembre, mais les dommages, si dommages il y eut, sur la voie ferrée n'ont pas empêché l'arrivée à l'heure du train venant de Changchun, et ne furent pas suffisants en eux-mêmes pour justifier une action militaire. Les opérations militaires des troupes japonaises pendant cette nuit, décrites précédemment, ne peuvent pas être regardées comme des mesures de légitime défense. En disant cela, la Commission n'exclut pas l'hypothèse que les officiers sur les lieux aient pensé qu'ils agissaient en auto-défense.

Voir aussi

Dans la fiction
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